Difficile de décider, à la lecture du guide Michelin 2010, quelles nouvelles étoiles on rêve de visiter... Et de commenter. Retenons quelques choix emblématiques, parmi les une, les deux et les trois étoiles.
Retenons pour commencer et sans exclure aucune des autres, l'adresse d'une femme, Adeline Grattard, 32 ans, qui a fait ses classes chez les plus grands avant de partir deux ans à Hong Kong en compagnie de son mari, graphiste chinois. A son retour, forte d'expériences encouragées (
"J'ai vu et mangé beaucoup de choses, mon chef m'encourageait à ramener ce que je voulais du marché pour essayer") elle fait le pari d'ouvrir son restaurant, le Yamt'cha, une salle de 20 couverts où elle propose une cuisine française émaillée d'ombres chinoises et qu'elle associe volontiers avec des thés, avec la complicité de son époux.

Aux antipodes de la jeune première-étoilée qui regarde vers l'Asie, Gilles Goujon à Fontjoncouse (Aude), obtient sa troisième étoile cette année pour l'Auberge du Vieux Puits. Il est le seul nouveau-venu dans la catégorie cette année et cette troisième étoile tranche avec celle qui a été décernée au Bristol en 2009, comme une définition du luxe qui s'affinerait en région sur la proximité du produit et l'excellence des fournisseurs, sur l'interprétation juste de saveurs authentiques, réinventées au rythme des saisons. Gilles Goujon se définit comme
"un paysan dans l'âme", cette troisième étoile est la consécration d'un travail qui l'a mené à décrocher une première étoile en 1997 et une deuxième en 2001.
"Je touche du doigt un rêve d'adolescent quand je suis rentré dans le métier, puis quand j'ai monté mon affaire voilà maintenant 18 ans", a déclaré Gilles Goujon à l'AFP. (voir aussi le site de
Gilles Goujon l'auberge du vieux puits)
Entre-deux parmi les deux étoiles, et tellement à part, ailleurs, Pierre Gagnaire rappelle la cuisine moléculaire au bon souvenir de ses amateurs comme de ses détracteurs ; il décroche deux étoiles pour les Airelles à Courchevel, station déjà riche du restaurant du sommelier Enrico Bernardo, qui conserve son étoile.
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